Carrière

Faut-il démissionner de mon travail ou négocier une rupture conventionnelle ?

Faut-il poser sa démission maintenant, proposer une rupture conventionnelle ou rester le temps de trouver un autre poste ?

En France, une démission prive en principe du chômage et de la portabilité de la mutuelle, ce qui change tout le calcul. Il existe pourtant des sorties mieux protégées, de la rupture conventionnelle à la démission pour projet de reconversion. Avant d'envoyer votre lettre, regardez votre épargne, votre préavis et ce que votre employeur est prêt à négocier.

Réponse courte

Démissionnez si votre santé en dépend, si vous avez au moins six mois de dépenses de côté et si vous avez déjà tenté d'arranger les choses en interne. Dans les autres cas, proposez d'abord une rupture conventionnelle, qui préserve vos droits au chômage, ou montez un dossier de démission pour reconversion si vous visez un autre métier. Quand l'épargne est mince, rester le temps de signer ailleurs reste la voie la plus sûre.

Balance du modèle

Trop serré pour trancher

Les deux camps sont presque à égalité — essayez de décomposer davantage les gros éléments.

48%
Pour
52%
Contre
Avantage le plus fort

Sortir d'un épuisement qui ne passe plus, même après les congés ou un arrêt maladie

Risque le plus important

Pas d'allocation chômage pour une démission ordinaire, sauf cas légitime ou réexamen après 121 jours

Comment fonctionne le verdict

Chaque élément compte selon le poids que vous lui avez donné. Les sous-points peuvent renforcer ou affaiblir leur parent de jusqu'à 50 % — votre propre note reste toujours prioritaire.

Touchez n'importe quel argument ci-dessous pour le désactiver et observez la balance bouger — les sous-arguments modifient le poids de leur parent.

Avantages

Inconvénients

Adaptez-la à votre situation

Ajustez les arguments et les poids à votre situation — le verdict se recalcule en direct.

À vérifier avant de décider

  • Calculez combien de mois votre épargne couvre sans salaire ni allocation chômage
  • Vérifiez dans votre convention collective la durée du préavis et demandez par écrit une éventuelle dispense
  • Proposez une rupture conventionnelle à votre employeur avant de démissionner, avec un montant d'indemnité en tête
  • Regardez si votre situation entre dans la liste des démissions légitimes publiée par France Travail
  • Pour une reconversion, consultez un conseil en évolution professionnelle et attendez l'accord de Transitions Pro avant d'écrire votre lettre
  • Souscrivez une complémentaire santé individuelle pour prendre le relais de la mutuelle d'entreprise
  • Voyez votre médecin ou la médecine du travail si l'épuisement est en cause, avant toute décision

Questions fréquentes

A-t-on droit au chômage après une démission ?
En règle générale, non. France Travail n'indemnise une démission que si elle fait partie des cas reconnus comme légitimes, par exemple suivre un conjoint muté ou quitter son logement à cause de violences conjugales. Sinon, après 121 jours sans allocation, vous pouvez demander un réexamen à l'instance paritaire régionale en montrant vos démarches de recherche d'emploi. Si elle accepte, l'allocation est versée à partir du 122e jour.
Rupture conventionnelle ou démission, que choisir ?
La rupture conventionnelle ouvre droit au chômage si vous remplissez les conditions habituelles, et vous verse une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement. L'employeur n'est cependant jamais obligé d'accepter, même après plusieurs courriers. Une fois la convention signée, chacun a 15 jours calendaires pour se rétracter, puis l'administration dispose de 15 jours ouvrables pour l'homologuer. Comptez donc au moins un mois avant la fin du contrat.
Peut-on démissionner pour une reconversion et toucher le chômage ?
Oui, avec la démission pour projet professionnel, à condition d'avoir travaillé de façon continue pendant cinq ans, soit 1 300 jours sur les 60 derniers mois. L'ordre des étapes est décisif. Vous consultez d'abord un conseil en évolution professionnelle, puis la commission Transitions Pro de votre région doit juger le projet « réel et sérieux », et vous démissionnez seulement après. Vous avez ensuite six mois pour vous inscrire à France Travail.
L'abandon de poste permet-il encore de toucher le chômage ?
Non. Depuis le 19 avril 2023, un salarié qui ne revient pas après une mise en demeure est présumé démissionnaire. L'employeur doit lui laisser au moins 15 jours calendaires pour reprendre ou justifier son absence, après quoi la rupture est traitée comme une démission, sans allocation. Les absences pour raison médicale, le droit de retrait et la grève ne sont pas concernés.

Faut-il poser sa démission maintenant, proposer une rupture conventionnelle ou rester le temps de trouver un autre poste ?

Adaptez-la à votre situation